Dossiers

publié 12 avr 2010 à 5:00
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Selon wikipedia l’accessibilité du Web est la problématique de l’accès aux services et contenus en ligne pour les handicapés et les seniors. Définie par des normes techniques établies par la Web Accessibility Initiative (WAI) du World Wide Web Consortium (W3C), elle nécessite un traitement tout au long du cycle de vie d’un site Web, par l’ensemble de ses acteurs, via des méthodes d’applications, des référentiels métiers et une démarche de suivi. Bien qu’elle soit une composante et un levier d’amélioration de leur qualité globale, le degré d’accessibilité effectif des sites Web reste actuellement très faible

“Mettre le Web et ses services à la disposition de tous les individus, quel que soit leur matériel ou logiciel, leur infrastructure réseau, leur langue maternelle, leur culture, leur localisation géographique, ou leurs aptitudes physiques ou mentales” voici la définition que propose Tim berners-Lee, inventeur du Web et créateur du W3C. Il s’agit d’un sujet très vaste et les technologies tels que microformats, web sémentique, html5 et CSS3 mettront du temps a se déployer.

Les technologies
Le web sémantique est directement relié aux microformats et à des bonnes pratiques (nommer les liens, respecter les normes et hiérarchies css et html,…) permettant de  donner un sens au contenu “directement dans le code”, indépendamment de l’affichage sur un navigateur.
Cela impacte directement :
- la lecture par les logiciels dédiés aux personnes handicapées visuelles
- la portabilité multi-support (notament interfaces mobiles)
- l’indexation fluide du contenu d’une plateforme à l’autre et par les moteurs de recherche.

Cette approche est définie depuis bien longemps (+5 ans), mais longue à généraliser, en bonne partie parceque cela augmente les temps de développement et ne se voit pas chez le client !

La société Temesis par exemple a beaucoup travailler et collaborer sur ces thèmes et ont une expérience assez étendue sur les démarches d’évangélisation et la définition des règles et bonnes pratiques à l’usage des développeurs !

Pour leur part, HTML 5 et CSS 3 sont déja implantés dans de nombreux navigateurs (safari, les derniers firefox, chrome), mais loin d’être majoritaires ET standardisés (les balises diffèrent encore suivant les navigateurs !)

En production, on ne peut encore les utiliser qu’en “surcouche” d’une template visible.
“Certaines fonctions ne peuvent pas être généralisées par défaut tant que le parc de navigateurs ne sera pas à jour, je pense par exemple à la balise vidéo ou à la gestion SVG du HTML5 qui permettent de se passer de plugin tierce, souvent en flash et peu sémantiques” déclare Remi Voluer, consultant en stratégie web

Vu que les développeurs doivent encore, en 2009, intégrer des hacks ou feuille de styles spécifiques à IE6, sorti en 2001 et pesant moins de 3% des visiteurs, nous sommes encore assez loin de la généralisation de ces formats.

La solution risque de passer par des librairies permettant de gérer de façon standardisée l’affichage en fonction du support navigateur, comme c’est le cas pour ie6 ou les CDATA émulant le javascript.

Les effets induits de l’accessibilité : l’ensemble de méthodes ergonomiques

D’un autre coté, le concept d’accessibilité implique un ensemble de méthodes ergonomiques applicables aux interfaces, visant à simplifier l’expérience de l’utilisateur.

Ce sont pour la plupart des méthodes en amont, qui interviennent au moment du prototypage du site, par ex. :
- un menu fixe et clair
- un hiérarchisation des zones de lectures
- l’intégration d’outils standards (mentions légales, moteur de recherche,…)
- éviter les éléments inutiles voir contre-productif vis-a-vis de l’utilisateur : splash-screen, pop-up intrusives, sur-publicité,…

Tout cela dans le sens d’une expérience de navigation plus fluide et respectueuse des attentes du visiteur.

Sur cette approche il existe encore peu de documents références ou de “normes”.
On les intégre peu à peu aux différents “guides” ou document de contrôle d’accessibilité (benchmark qualitatifs).

Mais à mon sens il n’existera jamais de référence, et tant mieux !
Rendre les interfaces standart bloquerait le concept de l’innovation. Il s’agit plus d’une question de “qualité”, relativement subjective . Là aussi le travail d’évangélisation est long.

La conception formelle, le prototypage, les scénario de navigation, sont souvent délaissées par les formations, et le plus souvent les agences improvisent en donnant cette tache au designer ou au développeur.

“A titre perso, j’ai été formé sur ce sujet durant 3 mois pleins, au CNAM niveau maitrise, en 2003.
Jusqu’à la licence, on évoque le sujet rapidement, ce qui est logique puisqu’en agence la conception ergonomique et technologique est déléguée à des concepteurs experts voir à des chefs de projets polyvalents.
Localement je ne sais pas ce qu’il en est, sauf que les formations que j’ai contacté en 2008/2009 pour leur proposer d’aborder le sujet ne connaissaient même pas le mot !”
ajoute Remi Voluer

Dans tout les cas, l’accessibilité est partie intégrante du processus de coneption (cahier des charges) et de suivi des équipe de production (gestion de la qualité, au sein de la gestion de projet).
Il s’agit là d’une question de qualité et d’éthique, soit des investissements très rentables à moyen-terme pour une agence

Enfin, d’après la banque d’affaire Morgan Stanley, l’internet mobile devrait dépasser le nombre d’utilisateurs des internautes sur PC : l’accès à Internet mobile croît plus rapidement que celui sur les ordinateurs traditionnels à ses débuts.

Rejoignez nous, le jeudi 20 Mai 2009 à 08:30 sur l’atelier “Enjeux et accessibilité web”. Vous aussi, donnez nous vos avis sur le sujet.




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  • “Localement je ne sais pas ce qu’il en est, sauf que les formations que j’ai contacté en 2008/2009 pour leur proposer d’aborder le sujet ne connaissaient même pas le mot !”

    Pour info les formations informatiques de l’Université de la Réunion bénéficient d’un cours sur l’accessibilité web depuis au moins 2006 (je pense 2005). Cours dispensé tous les ans par Elie Sloim de Temesis justement.

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