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Le 28 novembre 2008, l’ARTIC informait le grand public que l’une de ses commissions haut-débit avait préconisé que les fournisseurs d’accès (F.A.I), qui sont tous membres de l’ARTIC, unissent leurs efforts pour qu’un maximum de serveurs de contenu d’internet soient installés directement à la Réunion.
Le principe est simple : le « contenu » est acheminé une seule et unique fois, « stocké » sur des serveurs installés localement, et devient dès lors aussitôt accessible par tous les internautes réunionnais, quel que soit leur F.A.I.
“Google nous propose aussi de créer un www.google.re qui, bien qu’il n’apportera rien de techniquement différent à ce dont nous disposons déjà si ce n’est une page d’accueil spécifique à la Réunion, contribuera à renforcer l’identité et l’image de marque et de qualité de la filière NTIC de l’île. S’il en était besoin, nous vous confirmons que chacun conservera la possibilité, à tout moment, de consulter les sites google.fr et google.com s’il le souhaite, et que google.re proposera les mêmes réponses que google.fr” affirmait Yann de Prince, président de l’ARTIC.
L’ARTIC avait également reçu la visite de M. Divon LAN, un des représentants de Google (Product Manager, Sub-Saharan Africa). “Dans les prochains mois, en accord avec tous les opérateurs de l’île, Google installera une partie de ses propres serveurs à la Réunion pour que leur contenu puisse devenir accessible à très haut débit par les réunionnais” affirmait le site Artic.asso.fr.

Contacté au mois de juillet, août et septembre 2009, l’équipe en charge des relations presse de Google France n’a pas souhaité confirmer ou infirmer cette information. Plus récemment M. Divon Lana, a été contacté. Il nous a mis en relation avec le responsable du projet. De façon très réactive et transparente leurs réponses sont assez simple.
“Nous mettons en place en divers endroits autour de l’Afrique des projets expérimentaux visant à améliorer les temps de latence et l’expérience utilisateur en ligne, nous évaluons toujours les résultats et nous n’avons pas de plans précis pour l’avenir” affirme Stefano Hesse / Head of Corporate Communications and Public Policy, Africa, Google le 02 décembre 2009.
“Ces projets expérimentaux sont en constante évolution, de manière générale, nous ne communiquons pas spécifiquement sur les lieux unique, mais c’est l’une des nombreuses façons dont nous tâchons de relever certains défis uniques de l’Afrique. en essayant de faire au mieux pour les utilisateurs africains” ajoute Stefano Hesse.
« Tous les accords de collocation de Google avec les FAI – que nous avons menés via des projets appelés OpenEdge et Google Global Cache – sont non exclusifs, ce qui implique que d’autres entités peuvent bénéficier du même type d’arrangement », affirme Richard Whitt, conseiller télécom et médias de Google
Le projet “Google Global Cache”, “OpenEdge” est une sorte de collocation permettant à Google d’ installer ses propres serveurs directement chez les FAI afin de stocker le cache (edge) sur la structure existante (Content Delivery Network, ou CDN). Cela à l’avantage de permettre aux fournisseurs de contenus tels que Google, Akamai ou Limelight d’améliorer par exemple le téléchargement ou le visionnage de vidéos, de téléchargement et de réduire les coûts de bande passante des FAI. Le “Google Global Cache” n’est pas un data center.
Akamai, le leader de la gestion de l’accélération et des performances des applications web, des services de streaming multimédia et de la diffusion de contenu, pour sa part, a décider de s’installer il y a déjà plus d’un an à l’île Maurice (Septembre 2008). Plus récemment ce dernier a signé un partenariat avec Outremer Telecom (Only).
Aujourd’hui il y a Google.mu pour l’île Maurice et Google.mg pour Madagascar depuis le 26 mars 2009. Le nom de domaine Google.re est désormais détenu par David César de la société réunionnaise Bee.intéractive mais ne représente pas encore un domaine local de google. Il s’agit d’une redirection. Le .RE est ouvert aux personnes morales situées à La Réunion (identifiables au travers des bases de données électroniques: Infogreffe et ses dérivés, RNCS, répertoire SIRENE, RefAsso, BODACC, INPI).
Effet d’annonce ou “dossier en cour de finalisation” ? Nul doute que l’initiative de Google Global Cache apporterait beaucoup pour l’Internet réunionnais.
Des serveurs Google bientôt à la Réunion ? (la totalité des commentaires émis sur ce billet ont-été supprimer)
Akamai à Maurice : à quand le tour de la Réunion ?
Only effectue la mise en réseau des serveurs Akamai à la Réunion
Google veut capter le trafic DNS et accélérer le Web
Crédit Photo : Flickr / Aka_p
jm974
Je tiens a préciser que les commentaires sur eMR n’ont pas été supprimés (ca aurait été dommage tellement ils étaient droles après analyse des IP!!!!)… Mais que suite a un bug ils n’apparaissent plus (bug a corriger dès que j’aurais un peu de temps)
beware
excellente nouvelle pour ceux qui souhaitent se lancer dans le CDN péi
google.re a de l avenir